Adolescents, cours avec l’auteur d’un manuel pédagogique

Ecrire avec un auteur, cours de français en ligne

9/11 ans  –  12/14 ans  –  15/16 ans

Auteur d’un manuel pédagogique, 1er Prix du Concours International « Arts et Lettres de France » en 2002, 

je propose à 2 ou 3 élèves de m’accompagner dans l’univers de l’écriture.

Mon élève écrit des contes, des nouvelles, des argumentaires, des sketchs ou de vrais poèmes.

Fantaisie.     Culture générale.     Le niveau le plus élevé en français.

Une activité passionnante qui conduit progressivement vers l’excellence.

  • Un autre univers pour l’élève cultivé qui a besoin de s’exprimer 
  • Les meilleurs atouts pour affronter les épreuves littéraires 

Les parents me fixent un objectif :

* écrire pour le plaisir, pour s’évader, pour se détendre ;

* écrire pour créer, inventer, exploiter son potentiel ;

* écrire pour travailler à un niveau plus élevé que le niveau scolaire ;

* écrire pour découvrir d’autres techniques littérairespour préparer les examens et les concours ;

* écrire pour participer à des concours littéraires et présenter une référence supplémentaire et rare sur un CV ;

* écrire pour publier un recueil, un livre ;

* écrire pour défendre un point de vue, une thèse ;

* écrire dans l’espoir d’exercer un métier lié à l’écriture ou à la communication.


Une thérapie chez l’enfant ou l’adolescent timide, angoissé ou anxieux

  • écrire pour combattre l’impression d’écrasement infligée par l’école, écrire pour se forger une identité, pour s’épanouir …  

Le privilège de vivre l’écriture avec un auteur.

Ces cours n’existent pas en milieu scolaire.

Autres renseignements et tarifs, je vous invite à suivre le lien   :

cours avec un auteur


Mes références :

  • Des cours dans différentes matières depuis 1975, des cours particuliers depuis plus de 25 ans.
  • Lauréat de 15 prix littéraires, 1er Prix du Concours International des Arts et Lettres de France en 2002, Reconnaissance Littéraire de l’Académie Francophone concours international 2003.

Mon manuel : 
Un Poète vous explique comment il utilise les procédés littéraires

idée par idée
technique après technique
mot à mot


Voici un formulaire, mais vous pouvez me contacter par mail si vous préférez : coraxf@live.fr

Mon téléphone : 06 30 94 43 52   (mais aucun opérateur téléphonique ne couvrant bien ma zone, la communication est souvent difficile)


Cours chez les élèves sur  Dieppe / Neuville, Eu Le Tréport, Criel-sur-mer,  Gamaches, Friville Escarbotin, Fressenneville, Feuquières-en-Vimeu. 

Cours via Internet en dehors de mon secteur.

* Auto-entrepreneur, TVA non applicable art 293b du CGI .

siret  388 654 741 00023


Cours de français, maths, à Dieppe, Eu Tréport, Escarbotin

 

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Nature et poésie

Des Poèmes, les fleurs, les arbres, la mer, des animaux

Joies sans causes

On connaît toujours trop les causes de sa peine,
Mais on cherche parfois celles de son plaisir ;
Je m’éveille parfois l’âme toute sereine,
Sous un charme étranger que je ne peux saisir.

Un ciel rose envahit mon être et ma demeure,
J’aime tout l’univers, et, sans savoir pourquoi,
Je rayonne. Cela ne dure pas une heure,
Et je sens refluer les ténèbres en moi.

D’où viennent ces lueurs de joie instantanées,
Ces paradis ouverts qu’on ne fait qu’entrevoir,
Ces étoiles sans noms dans la nuit des années,
Qui filent en laissant le fond du cœur plus noir ?

Est-ce un avril ancien dont l’azur se rallume,
Printemps qui renaîtrait de la cendre des jours
Comme un feu mort jetant une clarté posthume ?
Est-ce un présage heureux des futures amours ?

Non. Ce mystérieux et rapide sillage
N’a rien du souvenir ni du pressentiment ;
C’est peut-être un bonheur égaré qui voyage
Et, se trompant de cœur, ne nous luit qu’un moment.

René-François SULLY PRUDHOMME   (1839-1907)

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Un ciel rose envahit mon être et ma demeure, j’aime tout l’univers, et, sans savoir pourquoi, je rayonne.

1er janvier

Enfant, on vous dira plus tard que le grand-père
Vous adorait ; qu’il fit de son mieux sur la terre,
Qu’il eut fort peu de joie et beaucoup d’envieux,
Qu’au temps où vous étiez petits il était vieux,
Qu’il n’avait pas de mots bourrus ni d’airs moroses,
Et qu’il vous a quittés dans la saison des roses ;
Qu’il est mort, que c’était un bonhomme clément ;
Que, dans l’hiver fameux du grand bombardement,
Il traversait Paris tragique et plein d’épées,
Pour vous porter des tas de jouets, des poupées,
Et des pantins faisant mille gestes bouffons ;
Et vous serez pensifs sous les arbres profonds.

1er janvier 1871  – Victor HUGO   (1802-1885)

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Et vous serez pensifs sous les arbres profonds

Caresse fanée

Je caressais tes joues, mon bébé, mon enfant,
Tes doigts se promenaient, sur ma main, tendrement,
Les jours se promenaient, tes doigts figeaient le temps,
Mais le temps caressait son dessein grimaçant
Et ma main se plissait, se fanait doucement.
Tes dix-sept ans ! […]

Découvrez  ce poème dans le recueil « Clins d’émotion »

© Dominique Marcel Fache


L’échelonnement des haies

L’échelonnement des haies
Moutonne à l’infini, mer
Claire dans le brouillard clair
Qui sent bon les jeunes baies.

Des arbres et des moulins
Sont légers sur le vert tendre
Où vient s’ébattre et s’étendre
L’agilité des poulains.

Dans ce vague d’un Dimanche
Voici se jouer aussi
De grandes brebis aussi
Douces que leur laine blanche.

Tout à l’heure déferlait
L’onde, roulée en volutes,
De cloches comme des flûtes
Dans le ciel comme du lait.

Sagesse, III, 1881 – Paul Verlaine

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Où vient s’ébattre et s’étendre l’agilité des poulains.

Chanson d’automne

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul VERLAINE   (1844-1896)

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Pareil à la Feuille morte

Angoisse

Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête
En qui vont les péchés d’un peuple, ni creuser
Dans tes cheveux impurs une triste tempête
Sous l’incurable ennui que verse mon baiser :

Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords,
Et que tu peux goûter après tes noirs mensonges,
Toi qui sur le néant en sais plus que les morts.

Car le Vice, rongeant ma native noblesse
M’a comme toi marqué de sa stérilité,
Mais tandis que ton sein de pierre est habité

Par un cœur que la dent d’aucun crime ne blesse,
Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul,
Ayant peur de mourir lorsque je couche seul.

Stéphane MALLARME   (1842-1898)

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Dans tes cheveux impurs une triste tempête

J’aime l’araignée

J’aime l’araignée et j’aime l’ortie,
Parce qu’on les hait ;
Et que rien n’exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu’elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu’elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu’elles sont prises dans leur œuvre ;
Ô sort ! fatals nœuds !
Parce que l’ortie est une couleuvre,
L’araignée un gueux;

Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes,
Parce qu’on les fuit,
Parce qu’elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit…

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n’est rien qui n’ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu’on oublie
De les écraser,

Pour peu qu’on leur jette un œil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !

Victor Hugo (1802-1885)

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J’aime l’araignée et j’aime l’ortie, parce qu’on les hait

Premier sourire du printemps

Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d’or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.

Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
Il dit :  » Printemps, tu peux venir !  »

Théophile GAUTIER   (1811-1872)

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Pour les petites pâquerettes, il repasse des collerettes

Mandoline

Les donneurs de sérénades
Et les belles écouteuses
Échangent des propos fades
Sous les ramures chanteuses.

C’est Tircis et c’est Aminte,
Et c’est l’éternel Clitandre,
Et c’est Damis qui pour mainte
Cruelle fait maint vers tendre.

Leurs courtes vestes de soie,
Leurs longues robes à queues,
Leur élégance, leur joie
Et leurs molles ombres bleues

Tourbillonnent dans l’extase
D’une lune rose et grise,
Et la mandoline jase
Parmi les frissons de brise.

Fêtes galantes – Paul VERLAINE (1844-1896)

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Sous les ramures chanteuses

Spleen

Tout m’ennuie aujourd’hui. J’écarte mon rideau,
En haut ciel gris rayé d’une éternelle pluie,
En bas la rue où dans une brume de suie
Des ombres vont, glissant parmi les flaques d’eau.

Je regarde sans voir fouillant mon vieux cerveau,
Et machinalement sur la vitre ternie
Je fais du bout du doigt de la calligraphie.
Bah ! sortons, je verrai peut-être du nouveau.

Pas de livres parus. Passants bêtes. Personne.
Des fiacres, de la boue, et l’averse toujours…
Puis le soir et le gaz et je rentre à pas lourds…

Je mange, et bâille, et lis, rien ne me passionne…
Bah ! Couchons-nous. – Minuit. Une heure. Ah ! chacun dort !
Seul, je ne puis dormir et je m’ennuie encor.

Jules Laforgue  (1860-1887)

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En haut ciel gris rayé d’une éternelle pluie

Sonnet

Ouy, c’est un Pedant, c’est un sot,
Et le plus grand qui soit en France.
Quand il profere une sentence,
J’ayrnerois mieux qu’il fist un rot.

Il est fils d’un petit ragot,
Grand amateur de la jouvence,
Qui perira par la potence
S’il ne perit par le fagot.

Il est fourbe dans les affaires ;
Il sert aux amoureux mysteres
Et presche comme un sansonnet :

Parmy les bigots il fait rage.
Je t’en dirois bien davantage,
Mais il faut finir le sonnet.

Ouy, c’est un Pedant, c’est un sot  – Paul SCARRON   (1610-1660)

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Et presche comme un sansonnet

La petite vierge

La petite Vierge Marie
Passe les soirs de mai par la prairie,
Ses pieds légers frôlant les brumes,
Ses deux pieds blancs comme deux plumes.

S’en va comme une infante,
Corsage droit, jupes bouffantes,
Avec, à sa ceinture, un bruit bougeant
Et clair de chapelet d’argent.

Aux deux côtés de la rivière
Poussent par tas les fleurs trémières,
Mais la Vierge, de berge en berge,
Ne cherche que les lys royaux
Qui s’érigent au bord de l’eau
Comme flamberges.

Et puis saisit entre ses doigts,
Un peu roides de séculaire empois,
Un insecte qui dort, ailes émeraudées,
Au cœur des plantes fécondées.

Et de sa douce main, enfin,
Détache une chèvre qui broute
A son piquet, au bord des routes,
Et doucement la baise et la caresse
Et gentiment la mène en laisse.

Alors, la petite Vierge Marie
S’en vient trouver le vieux tilleul de la prairie,
Dont les rameaux pareils à des trophées
Recèlent les mille légendes,

Et, humble, adresse enfin ces trois offrandes,
Sous le grand arbre, aux bonnes fées,
Qui autrefois, au temps des merveilleuses seigneuries,
Furent comme elle aussi
Les bonnes dames de la prairie.

Émile VERHAEREN   (1855-1916)

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Poussent par tas les fleurs trémières

Sur Paris

Un amas confus de maisons
Des crottes dans toutes les rues
Ponts, églises, palais, prisons
Boutiques bien ou mal pourvues

Force gens noirs, blancs, roux, grisons
Des prudes, des filles perdues,
Des meurtres et des trahisons
Des gens de plume aux mains crochues

Maint poudré qui n’a pas d’argent
Maint filou qui craint le sergent
Maint fanfaron qui toujours tremble,

Pages, laquais, voleurs de nuit,
Carrosses, chevaux et grand bruit
Voilà Paris que vous en semble ?

Paul SCARRON   (1610-1660)

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Un amas confus de maisons

Trop tard

Nature, accomplis-tu tes œuvres au hasard,
Sans raisonnable loi ni prévoyant génie ?
Ou bien m’as-tu donné par cruelle ironie
Des lèvres et des mains, l’ouïe et le regard ?

Il est tant de saveurs dont je n’ai point ma part,
Tant de fruits à cueillir que le sort me dénie !
Il voyage vers moi tant de flots d’harmonie,
Tant de rayons qui tous m’arriveront trop tard !

Et si je meurs sans voir mon idole inconnue,
Si sa lointaine voix ne m’est point parvenue,
A quoi m’auront servi mon oreille et mes yeux ?

A quoi m’aura servi ma main hors de la sienne ?
Mes lèvres et mon cœur, sans qu’elle m’appartienne ?
Pourquoi vivre à demi quand le néant vaut mieux ?

René-François SULLY PRUDHOMME   (1839-1907)

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Tant de fruits à cueillir que le sort me dénie

Plus j’ai de bien

Plus j’ai de bien, plus ma douleur augmente ;
Plus j’ai d’honneur et moins je me contente ;
Car un reçu m’en fait cent désirer.
Quand riens je n’ai, de riens ne me lamente,
Mais ayant tout, la crainte me tourmente,
Ou de le perdre ou bien de l’empirer.
Las ! je dois bien mon malheur soupirer,
Vu que d’avoir un bien je meurs d’envie,
Qui est ma mort, et je l’estime vie.

Roi FRANÇOIS 1er   (1494-1547)

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Plus j’ai de bien et moins je me contente

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